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Solennité des Saints Pierre et Paul
Epître
Lecture de la seconde lettre de saint Paul Apôtre à Timothée (IV 16-18)[1] Fils bien-aimé, me voici déjà offert en sacrifice, le moment de mon départ est venu. Je me suis bien battu, j'ai tenu jusqu'au bout de la course, je suis resté fidèle. Je n'ai plus qu'à recevoir la récompense du vainqueur: dans sa justice, le Seigneur, le juge impartial, me la remettra en ce jour-là, comme à tous ceux qui auront désiré avec amour sa manifestation dans la gloire. [ Efforce-toi de venir vite vers moi, car Démas m'a abandonné par amour du monde présent et s'en est allé à Thessalonique, Crescens en Galatie, Tite en Dalmatie. Luc est seul avec moi. Prends Marc et amène-le avec toi, car il m'est fort utile pour le service. J'ai envoyé Tychique à Ephèse. Le manteau que j'ai laissé à Troas chez Carpus, apporte-le en venant, ainsi que les livres, surtout les parchemins. Alexandre le fondeur m'a fait beaucoup de mal ; le Seigneur lui rendra selon ses œuvres. Garde-toi de lui, toi aussi, car il a fait à nos paroles une forte opposition. ] Tout le monde m'a abandonné [ Que cela ne leur soit pas compté ! Mais ] le Seigneur, lui, m'a assisté. Il m'a rempli de force pour que je puisse jusqu'au bout annoncer l'Evangile et le faire entendre à toutes les nations païennes. J'ai échappé à la gueule du lion ; le Seigneur me fera encore échapper à tout ce qu'on fait pour me nuire. Il me sauvera et me fera entrer au ciel, dans son royaume. A lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen. Textes liturgiques © AELF, Paris [1] Saint Paul est en prison, enchaîné dans un cachot, « comme un malfaiteur » (II 9). Il ne se fait plus d'illusions sur l'issue de son procès et attend la sentence qui le condamnera à mort. Il écrit à Timothée, son fidèle compagnon qu’il voudrait bien revoir avant de mourir. Il parle de sa mort comme d’un sacrifice, littéralement une libation, rite qui évoque sa vie librement donnée. Aux Philippiens il a déjà dit qu'il était prêt à verser son sang (Philippiens II 17). Sa mort est aussi un départ, comme celui des soldats qui lèvent le camp en pliant leurs tentes, ou comme les marins qui quittent le port en larguant les amarres. Il s'en va ailleurs. Il compare sa vie qui s'achève aux jeux du stade, comme ailleurs : il a lutté contre les forces du mal (Ephésiens VI 10-17), il a couru pour saisir le Christ (Philippiens III 12-14). Maintenant approche l'heure du triomphe pour les vainqueurs, lui et « tous ceux qui aiment l'épiphanie »,la venue glorieuse du Seigneur. Saint Paul n'a pas oublié sa solitude, lors de son procès; pourtant il y voit une victoire, car cela lui a permis de venir annoncer l'Évangile à Rome, et même face aux magistrats qui représentent toutes les nations païennes. La seule délivrance qu'il espère, c'est son salut définitif : son entrée dans le Royaume, en présence de la gloire de Dieu qu'il a cherchée toute sa vie. |