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16e dimanche des temps ordinaires
Première lecture
Lecture du livre du prophète Jérémie, (XXIII 1-6)[1]. Parole du Seigneur. Misérables bergers qui laissent périr et se disperser les brebis de mon pâturage ! C'est pourquoi, ainsi parle le Seigneur, le Dieu d'Israël, contre les pasteurs qui conduisent mon peuple : À cause de vous, mes brebis se sont égarées et dispersées, et vous ne vous êtes pas occupés d'elles. Eh bien ! Moi je vais m'occuper de vous, à cause de vos méfaits, déclare le Seigneur. Puis je rassemblerai moi-même le reste de mes brebis de tous les pays où je les ai dispersées. Je les ramènerai dans leurs pâturages : elles seront fécondes et se multiplieront. Je leur donnerai des pasteurs qui les conduiront ; elles ne seront plus apeurées et accablées, et aucune ne sera perdue, dit le Seigneur. Voici venir des jours, déclare le Seigneur, où je donnerai à David un Germe juste : il régnera en vrai roi, il agira avec intelligence, il exercera dans le pays le droit et la justice. Sous son règne, le royaume de Juda sera sauvé, et Israël habitera sur sa terre en sécurité. Voici le nom qu'on lui donnera : « Le-Seigneur-est-notre-justice. » Textes liturgiques © AELF, Paris [1] Ce texte du prophète Jérémie fait partie d'une série d'oracles contre les rois de Judas qui furent de mauvais pasteurs du peuple d'Israël. Ces oracles de jugement se terminent ici par un oracle de salut où est annoncé un vrai pasteur, un roi issu de la lignée de David. L'image du pasteur est traditionnelle dans la littérature de l'Ancien Orient pour désigner les rois. Dans la Bible, Israël l'a reprise en souvenir de la vie nomade des patriarches Abraham et Jacob, mais aussi de Moïse (Exode, III 1) et David (Isaïe, XVI 11) que le Seigneur a appelés du milieu des troupeaux. Les derniers rois de Juda, incapables de conduire le peuple, sont responsables de la ruine de Jérusalem et de la déportation, aussi le prophète annonce-t-il que le Seigneur va lui-même s'occuper du peuple, et qu'il va leur donner des pasteurs selon son cœur. En ce sens, on peut dire que Dieu se révèle comme le véritable berger d'Israël. La fin du passage, remplie d'espérance et de perspectives messianiques, contraste avec ce qui précède : « des jours viennent..., David, le germe. » Ce mot chez Zacharie, à la suite d'Isaïe, désignera le Messie. Ce nouveau David accomplira l'attente du roi juste. La justice même de Dieu en lui se fera proche du peuple ; sa mission essentielle sera de faire régner le droit et la justice. |