8e dimanche des temps ordinaires

Epître

Lecture de la seconde lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens (III 1-6)[1]

Frères, pour authentifier notre mission, nous n'avons pas besoin, comme certaines personnes, d'un document écrit qu'il faudrait vous présenter ou vous demander. C'est vous-mêmes qui êtes ce document écrit dans nos cœurs, et que tous les hommes peuvent lire et connaître. De toute évidence, vous êtes ce document écrit dans nos cœurs, et que tous les hommes peuvent lire et connaître. De toute évidence, vous êtes ce document venant du Christ, confié à notre ministère, écrit non pas avec de l'encre, mais avec l'Esprit du Dieu vivant, non pas, comme la Loi, sur des tables de pierre, mais dans des cœurs de chair. Et si nous avons tant d'assurance devant Dieu grâce au Christ, ce n'est pas à cause d'une capacité personnelle dont nous pourrions nous attribuer le mérite. Notre capacité vient de Dieu : c'est lui qui nous a rendus capables d'être les ministres d'une alliance nouvelle, une alliance qui n'est pas celle de la lettre de la Loi, mais celle de l'Esprit du Dieu vivant; car la lettre tue, mais l'Esprit donne la vie.


Textes liturgiques © AELF, Paris


[1] Ce merveilleux texte, plein de cœur, est toujours, pour les prêtres, un texte de méditation sur leur ministère. Ils ne peuvent le lire ou l'entendre sans qu'il retentisse fortement en eux, faisant appel dans le même mouvement aussi bien aux sentiments humains, au cœur, qu'aux sentiments de foi. Mais s'il est lu en assemblée, le texte change de situation, si l'on peut dire : il devient comme une proclamation de foi commune et un appel reçu ensemble. Pour tous il réaffirme l'origine du ministère (de ce ministre qui est là), l’action de la grâce et la relation fidèles-ministre. Il devient pour tous une action de grâce pour ce qui est vécu en commun, humblement, mais dans la joie.