6e dimanche des temps ordinaires

Epître

Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens (X 31 - XI 1)[1]

Frères, tout ce que vous faites : manger, boire, ou n'importe quoi d'autre, faites-le pour la gloire de Dieu. Ne soyez un obstacle pour personne, ni pour les Juifs, ni pour les païens, ni pour l'Eglise de Dieu. Faites comme moi : en toutes circonstances je tâche de m'adapter à tout le monde ; je ne cherche pas mon intérêt personnel, mais celui de la multitude des hommes, pour qu'ils soient sauvés. Prenez-moi pour modèle ; mon modèle à moi, c'est le Christ.


Textes liturgiques © AELF, Paris


[1] Ce passage donne les dernières lignes d'un long développement dans lequel saint Paul a résolu divers problèmes. L'Apôtre demande d'abord aux chrétiens d'agir dans leur vie quotidienne pour la gloire de Dieu. Si le prophète Ezéchiel voyait la gloire de Dieu résider dans le Temple, les chrétiens n'ont pas à regretter sa ruine, puisque, en Jésus-Christ, la gloire de Dieu est venue habiter parmi nous (S. Jean, I 14). Le quotidien est le lieu du service, de la gloire de Dieu. La deuxième recommandation vise le prochain, qu'il soit Juif, Grec ou chrétien. Concrètement il est demandé de ne pas faire faire aux autres de faux pas par son attitude ; chacun doit veiller à son comportement. Saint Paul cite ensuite son témoignage personnel. Il a le sens de l'adaptation, et il cherche à plaire à tous en toutes choses. Il ne s'agit pas de complaisance, puisqu'il a été capable de dire aux Galates que s'il en était encore à « plaire » (le même verbe est employé) aux hommes, il ne serait plus le serviteur du Christ (Galates, I 10). Il ne recherche pas ce qui est avantageux pour lui-même, mais ce qui est dans l'intérêt de la multitude des hommes. Il avait déjà appliqué le même terme aux Corinthiens. Le témoignage de l'Apôtre ne s'arrête pas sur lui-même. Il est un relais qui donne accès au véritable modèle, le Christ. Chacun est invité à s’inspirer de ce modèle, sans mimétisme servile.