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Fête de la Sainte Trinité
Première lecture
Lecture du livre de l'Exode (XXXIV 4b-6 & 8-9)[1] Moïse se leva de bon matin, et il gravit la montagne du Sinaï comme le Seigneur le lui avait ordonné. Le Seigneur descendit dans la nuée et vint se placer auprès de Moïse. Il proclama lui-même son nom ; il passa devant Moïse et proclama : « Je suis Yahvé, le Seigneur, le Dieu tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d'amour et de fidélité. » Aussitôt Moïse se prosterna jusqu'à terre, et il dit : « S'il est vrai, Seigneur, que j'ai trouvé grâce devant toi, daigne marcher au milieu de nous. Oui, c'est un peuple à la tête dure ; mais tu pardonneras nos fautes et nos péchés, et tu feras de nous un peuple qui t'appartienne. » Textes liturgiques © AELF, Paris [1] Moïse est convoqué par Dieu sur la montagne pour y recevoir la charte de l'Alliance. Le Seigneur descend : la nuée qui lui sert de véhicule, manifeste surtout le clair-obscur de la présence divine. Dieu s'approche de Moïse, il passe même devant lui. Le narrateur ne dit pas que Moise voit Dieu, car « l’homme ne peut voir Dieu et vivre »; tout au plus, voit-il son dos « car sa face il ne peut la voir » (XXXIII 20-23). Dieu ne proclame plus son nom pour se faire connaître, comme à la première rencontre (III 13), mais pour se faire reconnaître par Moïse. Cette proclamation contient le nom propre de Dieu (Yahvé) révélé en III 14, mais aussi des qualificatifs qui le définissent et justifient son intervention présente. Tendresse et miséricorde, grâce et fidélité en disent, en termes presque synonymes, l’essentiel : le vocabulaire de l'amour humain, transposé en Dieu, dévoile l'insondable richesse de l'amour qui est en Dieu comme en sa source. Quant à la colère, elle existe en Dieu, de même que sa jalousie (XX 5), car il ne peut tolérer le mal, pèse moins dans la balance que la miséricorde : car si Dieu châtie jusqu'à la troisième et quatrième génération, il fait grâce jusqu'à la millième (verset 7, ici omis). A cette présentation de Dieu, Moïse répond par un geste de foi, la prosternation ; et par une prière suppliante: puisque Dieu a daigné le choisir comme médiateur, que Dieu prenne à nouveau la tête de son peuple, qu'il lui pardonne ses égarements et qu'il fasse alliance à nouveau avec lui. A cette requête, Dieu va redonner au peuple ses promesses et ses commandements, le Décalogue. |