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25e dimanche des temps ordinaires
Epître
Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre à Timothée, (II, 1-8)1 J'insiste avant tout pour qu'on fasse des prières de demande, d'intercession et d'action de grâce pour tous les hommes, pour les chefs d'Etat et tous ceux qui ont des responsabilités2, afin que nous puissions mener notre vie dans le calme et la sécurité, en hommes religieux et sérieux. Voilà une vraie prière, que Dieu, notre Sauveur, peut accepter, car il veut que tous les hommes soient sauvés et arrivent à connaître pleinement la vérité. En effet, il n'y a qu'un seul Dieu, il n'y a qu'un seul médiateur entre Dieu et les hommes : un homme, le Christ Jésus, qui s'est donné lui-même en rançon pour tous les hommes. Au temps fixé, il a rendu ce témoignage pour lequel j'ai reçu la charge de messager et d'Apôtre - je le dis en toute vérité - moi qui enseigne aux nations païennes la foi et la vérité. Je voudrais donc qu'en tout lieu les hommes prient en levant les mains vers le ciel, saintement, sans colère ni mauvaises intentions. Textes liturgiques © AELF, Paris 1Saint Paul accorde au Christ médiateur un pouvoir unique sur son Père : c'est avec assurance qu'il invite les croyants à sortir de leurs soucis propres pour porter dans leurs supplications les chefs d'état et tous ceux qui ont des responsabilités importantes. La paix est en effet la condition indispensable pour que les hommes puissent être disponibles au salut et à la vérité. Ce passage est, à juste titre, considéré comme l’un des fondements de la prière chrétienne qui s’exprime de façon éclatante dans la grande prière universelle de l’office du Vendredi Saint. La prière chrétienne est universelle puisque prier est entrer dans le dessein de Dieu qui « veut que tous les hommes soient sauvés », dans la médiation du Christ « qui s’est donné en rançon pour tous les hommes. » Cette prière, très concrète, concerne les hommes et non les idées (Néron était alors l’Empereur). L’Eglise deviendrait une secte si elle ne se souciait pas de tous les hommes, si elle se désolidarisait du monde et de la société dans lesquels ses enfants sont immergés. Il n'est certes pas question de tout accepter passivement des pouvoirs, mais il s'agit de s'intéresser à ceux qui vivent autour de nous et même loin de nous. Le chrétien, parce qu’il est membre du corps mystique du Christ, est responsable de tous les hommes. Le chrétien qui ne peut pas se résoudre à ce qu’un seuil être humain soit privé des secours et des lumières de la grâce est prêt à aider tous les hommes en tout et, bien sûr, pour les sortir des ornières, à les instruire, à les critiquer, à les combattre et à les stimuler. Le serviteur n’étant pas plus grand que son divin maître, sait bien qu’il n’y pas de meilleurs moyens de convertir les pécheurs que de s’offrir en sacrifice ; c’est pourquoi il met surtout son ardeur à s’offrir pour le salut du monde par une vie d’observance et de pratique, cherchant toujours plus et toujours mieux à recevoir les grâces divines, pour toujours plus et toujours mieux appliquer son intelligence aux vérités révélées, appliquer sa volonté aux commandements donnés. 2 Que toute personne soit soumise aux pouvoirs établis ; car il n’est de pouvoir que de Dieu, et ceux qui existent sont institués par Dieu. ainsi celui qui s’oppose au pouvoir résiste à l’ordre voulu par Dieu, et ceux qui résistent s’attireront la condamnation (épître de saint Paul aux Romains, XIII 1-2). Soumettez-vous à toute institution humaine à cause du Seigneur : soit au roi, comme souverain, soit aux gouverneurs, comme envoyés par lui pour châtier les malfaiteurs et louer les gens de bien (première épître de saint Pierre, II 13-14). |