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2ème dimanche de Pâques
Epître
Lecture de la première lettre de saint Pierre Apôtre (I 3-9)[1]. Béni soit Dieu le Père de Jésus Christ notre Seigneur : dans sa grande miséricorde, il nous a fait renaître grâce à la résurrection de Jésus Christ pour une vivante espérance, pour l'héritage qui ne connaîtra ni destruction, ni souillure, ni vieillissement. Cet héritage vous est réservé dans les cieux, à vous que la puissance de Dieu garde par la foi, en vue du salut qui est prêt à se manifester à la fin des temps. Vous en tressaillez de joie, même s'il faut que vous soyez attristés, pour un peu de temps encore, par toutes sortes d'épreuves ; elles vérifieront la qualité de votre foi qui est bien plus précieuse que l'or, (cet or, voué pourtant à disparaître, qu'on vérifie par le feu). Tout cela doit donner à Dieu louange, gloire et honneur quand se révèlera Jésus Christ, lui que vous aimez sans l'avoir vu, en qui vous croyez sans le voir encore ; et vous tressaillez d'une joie inexprimable qui vous transfigure, car vous allez obtenir votre salut qui est l'aboutissement de votre foi. Textes liturgiques © AELF, Paris [1] De cette épître de saint Pierre qui sera utilisée pendant six dimanches consécutifs, on lira les exhortations du chef visible de l’Eglise à des chrétiens dispersés au milieu d'un monde païen dans différentes Eglises d'Asie Mineure. Cette épître est comme une lettre circulaire, une « encyclique », destinée à soutenir la fidélité des chrétiens en des temps difficiles, en butte à la persécution. Saint Pierre donne là un exemple remarquable d'une catéchèse, fondée sur la foi en Jésus-Christ à partir du baptême et très insérée dans la vie concrète des fidèles auxquels il rappelle les exigences de leur « renaissance » en Jésus-Christ. La foi doit imprégner toute leur vie, personnelle, familiale, et sociale. La lettre débute ici par une bénédiction solennelle, à la manière des juifs que l’on retrouve dans les épîtres de saint Paul. L'auteur y laisse éclater la joie de sa foi, dans la contemplation du mystère du salut. A la source, la résurrection de Jésus ; au terme, son retour glorieux. Entre les deux, le cheminement joyeux des disciples, à travers les épreuves, à la poursuite de l'héritage promis. Ils croient en Jésus et ils l'aiment sans l'avoir vu. Leur dynamisme, c'est l'espérance qui les habite. Soutenus par cet équipement théologal (foi, espérance et charité) ils sont appelés à faire de toute leur vie un chant de louange à la gloire de Dieu. Oui vraiment il est juste et bon de bénir le Père de Jésus pour sa grande miséricorde, en attendant de le louer dans l'éternité. avec Jésus et par lui. |