2ème dimanche de Pâques

Première lecture

Lecture du livre des Actes des Apôtres (II 42-47)

Dans les premiers jours de l'Eglise, les frères étaient fidèles à écouter l'enseignement des Apôtres, à vivre en communauté fraternelle, à rompre le pain et à participer aux prières. La crainte de Dieu était dans tous les cœurs ; beaucoup de prodiges et de signes s'accomplissaient par les Apôtres. Tous ceux qui étaient devenus croyants vivaient ensemble, et ils mettaient tout en commun ; ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, pour en partager le prix entre tous selon les besoins de chacun. Chaque jour, d'un seul cœur, ils allaient fidèlement au Temple, ils rompaient le pain dans leurs maisons, ils prenaient leurs repas avec allégresse et simplicité. Ils louaient Dieu et trouvaient un bon accueil auprès de tout le peuple. Tous les jours, le Seigneur faisait entrer dans la communauté ceux qui étaient appelés au salut.


Textes liturgiques © AELF, Paris


[1] Voici un des « sommaires » du livre des Actes des Apôtres où, après avoir décrit des événements et donné les discours qui en dévoilent le sens, saint Luc s'arrête un instant, pour nous décrire la première communauté chrétienne. Sans doute, ce tableau est idéalisé, car les conflits n'ont pas tardé, mais cet idéal n'a cessé d'attirer au cours des siècles les disciples de Jésus. On remarquera qu’il montre comme piliers de cette communauté, donc de toute vraie communauté : l’accueil de la Parole de Dieu, commentée par l'enseignement des Apôtres qui en montrent l'accomplissement en Jésus ; la vie fraternelle, ou communion, avec partage de la foi et de la vie ; la fraction du pain qui rend Jésus présent et actif, c'est-à-dire l’Eucharistie, la messe ; les prières communes. Tous ces éléments se retrouvaient dans les assemblées cultuelles, temps fort de la vie ecclésiale. Ces communautés de Jérusalem n'étaient pas encore totalement coupées du judaïsme ; ces juifs convertis à Jésus continuaient encore à fréquenter le Temple, mais les « frères » faisaient leurs réunions particulières dans leurs maisons. A côté du culte officiel se développa ainsi une autre liturgie, baignant dans une ambiance de joie. Cette joie devient louange de Dieu, comme dans toute l’œuvre de saint Luc.